domingo, 10 de mayo de 2015

Sobre las posibilidades del optimismo antropológico

Gustave Flaubert, carta a Louise Colet (13 de diciembre de 1846): 

Comme si ce n'était pas assez de toutes les pourritures et de toutes les infections qui ont précédé notre naissance et qui nous reprendront à notre mort, nous ne sommes pendant notre vie que corruption et putréfaction successives, alternatives, envahissantes l'une sur l'autre. Aujourd'hui on perd une dent, demain un cheveu, une plaie s’ouvre, un abcès se forme, on vous met des vésicatoires, on vous pose des sétons. Qu'on ajoute à cela les cors aux pieds, les mauvaises odeurs naturelles, les sécrétions de toute espèce et de toute saveur, ça ne laisse pas que de faire un tableau fort excitant de la personne humaine.

1 comentario:

  1. "Como si no bastaran todas las podredumbres y todas las infecciones que precedieron a nuestro nacimiento y que volverán a afectarnos al morir, no somos durante nuestra vida más que corrupción y putrefacción sucesivas, alternativas, una invadiendo a otra. Hoy se pierde una muela, mañana un cabello, se abre una herida, se forma un flemón, te ponen vesicatorios, te colocan sedales. Añádanse a esto los callos en los pies, los malos olores naturales, las secreciones de toda especie y sabor, y el cuadro que resulta de la persona humana no es muy excitante."
    (Traducción de Ignacio Malaxecheverría)

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